Consolidation de la paix

En Sierra Leone, d’anciens soldats échangent leurs armes contre une aide au développement

Le relèvement de la Sierra Leone d’une guerre civile dévastatrice est primordial pour le pays comme pour l’Afrique de l’Ouest. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 2 millions de personnes ont été déplacées pendant le conflit qui s’est terminé en 2002, faisant de ce pays l’un des plus pauvres de l’Afrique et du monde.

Des activités de consolidation de la paix posent les fondations de la croissance économique et du renforcement de la gouvernance démocratique, qui sont indispensables pour donner aux communautés les moyens d’améliorer leur vie, de réduire la pauvreté et d’avancer sur la voie de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Le projet « Remise des armes contre aide au développement » est une initiative conjointe du Gouvernement de la Sierra Leone et du PNUD. Le Japon finance ce projet dans le cadre des efforts de consolidation de la paix et de démocratisation en Afrique, priorité de premier ordre de la quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD IV).

Le projet promeut les conditions propices à une paix durable, à la sécurité humaine et au développement socioéconomique en encourageant les anciens combattants à remettre leurs armes contre une aide accordée aux initiatives de développement communautaires, et il supervise la construction de deux postes-frontières, un à la frontière avec le Libéria, l’autre à la frontière avec la Guinée.

Jusqu’à présent, le projet a sensibilisé 35 chefferies aux dangers que posent les armes légères et de petit calibre illicites, et a aidé les communautés frontalières à prendre conscience de la nécessité de réduire la criminalité. Le programme de remise volontaire des armes en échange d’une aide aux projets de développement est en cours dans 22 chefferies.

Le projet a aidé la chefferie de Safroko Limba à construire quatre salles de classe pour 120 élèves, ainsi que des latrines. Ce sont les femmes de la chefferie qui ont lutté pour cette initiative afin que les filles puissent aller à l’école secondaire dans leur communauté au lieu de devoir se rendre en zone urbaine. Un enseignement local diminue la charge financière que l’éducation des enfants impose aux familles. Le village de Masimgbi a également bâti et équipé quatre salles de classe et un bureau de proviseur.

Cinq communautés ont construit des centres communautaires afin d’améliorer les locaux destinés aux loisirs des adolescents, en leur donnant la possibilité d’avoir des activités au niveau local, au lieu de devoir se rendre en ville. Ces centres servent aussi à des réunions communautaires.

 

Last modified:  Sun 12 Apr 09 10:07:04