D'autres réussites programmatiques

• ENCOURAGER LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE

Échanges commerciaux et investissements

La Conférence sur le Commerce et l’Investissement entre l’Asie et l’Afrique (AATIC)

Cette conférence, qui a eu lieu en novembre 2004 à Tokyo, représente la première grande réunion de suivi de la TICAD III. Elle a mis l’accent sur l’importance de la “réduction de la pauvreté grâce à la croissance économique” aussi bien que de “la coopération Asie-Afrique”.

Les deux rapports suivants ont été publiés à la suite de la conférence de l’AATIC :

a) « Sub-Sahara Africa-Asia Business Directory » L’un des résultats les plus importants de la conférence a été la création d’un annuaire électronique regroupant des hommes d’affaires de différents secteurs en Asie comme en Afrique. Publié par le Groupe de développement du secteur privé africain de la Banque mondiale, cet annuaire fournit des informations classées par pays ou par secteur, son objectif étant la promotion des échanges et des investissements entre les marchés africain et asiatique.

b) « Patterns of Africa-Asia Trade and Investment — Potential for Ownership and Partnership » Le principal objectif de ce rapport de la Banque mondiale, qui a été largement disséminé pendant la Conférence de l’AATIC, est de faire connaître le potentiel que représentent les relations commerciales et les investissements entre l’Afrique et l’Asie. Il s’agit là d’un domaine prioritaire dans le cadre de la TICAD. http://www.ticadexchange.org/pdf/pattern-overview.pdf

Forum Afrique-Asie pour les affaires (FAAA)

Pour la première fois dans l’histoire de ces forums, le FAAA IV, qui s’est tenu en février 2007 à Dar es Salam (Tanzanie), a accueilli des compagnies japonaises et nord-africaines. Environ 212 hommes et femmes d’affaires représentant 160 compagnies (130 compagnies africaines et 30 asiatiques) ont participé au forum, qui s’est tenu juste avant un symposium sur le financement des PME intitulé « Un moment propice : symposium sur le financement des PME en Afrique » organisé par le Réseau des PME Afrique-Asie, un projet de coopération Sud- Sud piloté par le PNUD.

Seize pour cent des compagnies représentées étaient dirigées par des femmes et environ 22 pour cent de tous les participants étaient de sexe féminin. Le FAAA IV a ouvert des perspectives commerciales évaluées à 156 millions de dollars, soit plus que le total de 152,9 millions de dollars en valeur déclarée des trois autres forums pris ensemble.

Réseau des PME Afrique-Asie (Technonet Afrique)

Mis en place en Afrique du Sud en juin 2004, Technonet Afrique est un réseau de PME qui appuient les organisations dont l’objectif est de promouvoir les échanges de connaissances entre l’Afrique et l’Asie et en Afrique même, et ce en matières de politiques et d’information, d’échanges commerciaux et d’investissement dans la création de petites et moyennes entreprises. Les gouvernements japonais et sudafricain fournissent une aide financière à ce programme par l’intermédiaire du PNUD. Dix organismes des secteurs public et privé de sept pays africains (l’Afrique du Sud, le Cameroun, le Ghana, le Mozambique, le Nigeria, l’Ouganda, laTanzanie) sont membres de Technonet Afrique.

Réseau TICAD Exchange

Le réseau TICAD Exchange a été conçu et est géré par le PNUD avec l’appui technique de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), et plus précisément le programme UNIDO Exchange. Il s’agit d’un portail Internet dont l’objectif est de fournir des informations aisément accessibles sur les échanges commerciaux et les investissements, de piloter le repérage de nouvelles opportunités commerciales et de servir de lieu d’échanges et de renseignements en ligne pour ses utilisateurs.

TICAD : l'Initiative des Technologies de l'information pour l'Afrique

Ces dernières années, une initiative de la TICAD visant à soutenir le développement des technologies de l'information et de la communication ainsi que de la connectivité au Cameroun, au Bénin, au Nigeria, en Tanzanie et en Zambie a débouché sur l’élaboration d’un cadre d’orientation pour les technologies de l’information ainsi qu’à des cours de formation dispensés en coopération avec la CISCO Networking Academy. Une contribution de 5 millions de dollars fournie par le gouvernement du Japon et gérée par le PNUD, en collaboration avec le Programme des Volontaires du système des Nations Unies, a servi à financer cette initiative.

• ASSURER LA « SÉCURITÉ HUMAINE »

Le Japon considère que la sécurité humaine représente l’un des concepts phares de sa diplomatie et de ses orientations en matière d’Aide publique au développement (APD), ce qui lui permet de répondre de manière efficace à des menaces diverses mais liées entre elles, telles que la pauvreté, la dégradation de l’environnement et les maladies infectieuses. Le Japon a fait don de 33,5 milliards de dollars au Fonds d’affectation spécial pour la sécurité humaine des Nations Unies, créé en 1999, et il a fourni un appui à environ 180 projets mis en oeuvre par des agences des Nations Unies, dont plus de 50 en Afrique.

Développement communautaire

Projet Villages du Millénaire

Le projet Villages du Millénaire, financé en partie par le Fonds d’affectation spécial pour la sécurité humaine des Nations Unies, propose un modèle audacieux et innovant pour aider les communautés rurales africaines à sortir de l’extrême pauvreté par leurs propres moyens. Des solutions simples comme la fourniture de semences à haut rendement, d’engrais, de médicaments, de puits d’eau potable et de matériaux de construction pour salles de classe et dispensaires permettent aux communautés d’entrer dans une nouvelle ère où une bonne santé et de nouvelles opportunités sont à leur portée. De tels progrès sont possibles grâce à l’amélioration de la science et de la technologie, comme le montrent l’agroforesterie, les moustiquaires traitées à l’insecticide, les antirétroviraux, Internet ou les systèmes de télédétection et d’information géographique.

L’Initiative du Village africain (IVA)

Le gouvernement du Japon a développé « l’Initiative du Village africain » basée sur le concept de sécurité humaine pour encourager une production communautaire durable des moyens de subsistance. Cette initiative a pour but d’appuyer les initiatives de développement dans les communautés rurales, afin que celles-ci puissent devenir indépendantes, en se penchant notamment sur le développement de l’infrastructure, le renforcement des capacités des populations locales et le maintien de la sécurité alimentaire grâce à l’introduction de méthodes agricoles adaptées aux conditions locales. Des projets modèles portent sur la construction d’écoles dans les zones rurales, l’installation de puits ou de systèmes d’adduction d’eau dans les écoles ou la distribution gratuite de repas scolaires.

Réaliser les OMD

« La TICAD IV est une tribune importante pour promouvoir le développement de l’Afrique dans le cadre d’une coopération Afrique-Asie et de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015. Le processus de la TICAD favorise la croissance économique, la sécurité humaine et la préservation de l’environnement. Grâce au Groupe de travail pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement en Afrique, l’Organisation des Nations Unies et ses principaux partenaires peuvent avancer sur la voie de la réalisation de ces objectifs. Je suis heureux que l’Organisation des Nations Unies et la TICAD partagent toutes deux cette vision d’espoir et d’opportunités pour l’Afrique ».

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

Éducation

Le Japon joue un rôle actif dans les initiatives africaines visant à assurer l’accès à l’éducation primaire. Le Japon a mis en place un projet intitulé« Unemeilleure gestion des écoles grâce à la participation communautaire » au Niger, afin d’améliorer et répandre l’éducation primaire. L’objectif est de faire des membres de la communauté les acteurs principaux de la gestion des écoles en leur confiant des responsabilités au niveau de la planification, de l’achat demanuels scolaires et de la sensibilisation. Étant donné le succès remporté par ce projet pilote, le ministère de l’Éducation nationale du Niger a l’intention de l’implanter à plus grande échelle dans tout le pays, avec l’appui financier de la Banque mondiale.

Santé

Des programmes qui s’attachent à atténuer la propagation du paludisme et de la rougeole et la transmission de mère à enfant du VIH/SIDA ont prouvé leur efficacité ces dernières années dans de nombreux pays africains. Récemment, l’annonce d’une baisse significative de la mortalité infantile a été saluée comme un pasénorme en vue de la réalisation des OMD et l’amélioration de la santé publique dans des pays où règne une extrême pauvreté. La mise àéchelle d’interventions dont le succès est prouvé représente un réel défi. C’est dans ce contexte que le Japon a fourni des moustiquaires anti-paludisme dans des communautés rurales et des millions de moustiquaires traitées aux insecticides longue durée en réponse aux actions « à gain rapide » mentionnées dans le rapport sur le Projet du Millénaire. Les programmes de santé maternelle et infantile ontégalement reçu un large appui, tout comme le planning familial, l’information, l’éducation et les ommunications, ainsi que l’autonomisation des femmes et la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme, et d’autres maladies infectieuses.

• TRAITER DES QUESTIONS DE L’ENVIRONNEMENT ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

La Conférence ministérielle de la TICAD sur l’Énergie et l’Environnement pour le développement durable qui s’est tenue en mars 2007 à Nairobi avait pour objectif d’explorer comment améliorer la coopération entre pays africains, pays donateurs et autres institutions internationales en analysant les meilleures pratiques en ce qui concerne l’accès à l’énergie et la protection de l’environnement et en cherchant à trouver la meilleure combinaison de mesures pour l’avenir. Les initiatives ayant trait à l’énergie et au développement de l’environnement avaient été divisées en trois catégories :

a) appropriation, représentée par les initiatives gouvernementales locales ou centralisées ;

b) promotion de la coopération régionale ; et

c) approfondissement des partenariats, notamment la coopération public-privé, en utilisant au mieux les technologies de pointe du secteur privé.

On trouvera ci-dessous quelques exemples concrets de mesures prises par le gouvernement japonais pour appuyer le développement de l’Afrique dans les secteurs de l’énergie et du développement :

Aide dans la cadre de l’appropriation :

étude sur les mesures de prévention de la désertification à Ségou (Mali) ; coopération technique pour l’intensification d’activités agricoles forestières dans des zones semi-arides au Kenya ; aide financière pour l’approvisionnement en eau dans les régions côtières de Guinée ; construction d’un parc d’éoliennes à Zafarana, sur les côtes de la Mer rouge en Égypte.

Appui à la promotion de la coopération régionale :

projet de développement des eaux souterraines et de formation à l’approvisionnement en eau en Éthiopie ; programme de coopération technique à l’Institut africain pour le développement des capacités, une coentreprise regroupant le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, avec la participation de quinze écoles ; et Énergie pour une réduction de la pauvreté en Afrique, un système de centrales électriques à usages multiples fonctionnant au diesel au Burkina Faso, au Ghana, en Guinée et au Sénégal.

Appui à l’approfondissement des partenariats :

étude sur l’électrification des zones rurales en Zambie ; projet pour le développement de bio-gaz et l’assainissement écologique en Éthiopie ; appui au Fonds pour un nouveau partenariat stratégique Asie-Afrique dans le cadre du Programme des Nations Unies pour l’environnement ; projets dans le secteur de l’environnement, des changements climatiques et de l’énergie par l’intermédiaire du Fonds pour le partenariat ONU-Japon.

Le Japon est le plus gros donateur bilatéral dans les secteurs de l’environnement et de l’énergie en Afrique. Pour citer des chiffres précis, le gouvernement a fourni approximativement 592 milliards dollars en APD pour l’environnement et 411 millions pour le secteur de l’énergie en 2001 et au cours des quatre années suivantes. En 2005, le montant de l’APD fourni par le Japon à l’ensemble du monde, rien que pour le secteur de l’environnement, s’élevait à environ 3 milliards de dollars, soit 29,4 pour cent de l’ensemble de l’APD du pays. Le chapitre APD du Japon stipule que le développement doit être compatible avec la protection de l’environnement.

Les projets de l’Initiative « Cool Earth 50 » du Japon

Le changement climatique est un grave défi, qui risque d’avoir un impact significatif sur la vie quotidienne et l’activité économique. Un cadre international efficace est nécessaire pour résoudre ce problème pressant après l’expiration du Protocole de Kyoto en 2012. C’est pourquoi, avec l’initiative « Cool Earth 50 », le Japon a appelé en 2007 à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 en s’appuyant sur trois principes pour le modèle post-Kyoto :

 

Last modified:  Wed 18 Jun 08 20:47:47