Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique
 
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Consultations régionales

Trois consultations régionales ont été organisées en prévision de la troisième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD III):


Afrique australe - Pretoria (Afrique du Sud), 22-23 mai 2003
Afrique de l'est et du nord - Nairobi (Kenya), 5-6 juin 2003
Afrique de l'ouest et du centre - Yaoundé (Cameroun), 23-24 juin 2003

Afrique australe - Pretoria (Afrique du Sud), 22-23 mai 2003

L'atelier de Pretoria a recommandé que la TICAD III prenne pleinement en compte les initiatives et les priorités identifiées par l'Union africaine et la CDAA (Communauté de développement de l'Afrique australe), notamment la consolidation de la paix. Quant au principe selon lequel il ne peut y avoir de développement sans la paix, l'accent a été mis sur la nécessité d'aborder les racines profondes des conflits et d'aider à la réinstallation des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur de leur pays. Dans le domaine de la gouvernance, la transparence dans les budgets nationaux doit être encouragée, et le développement agricole doit être promu en tant que secteur vital, y compris grâce à une meilleure utilisation des moyens de production et à d'autres méthodes susceptibles d'accroître la productivité. L'atelier a identifié le secteur privé, en particulier le tourisme comme ayant un rôle essentiel, notamment en partenariat avec le secteur public. L'infrastructure, l'approvisionnement en eau et l'application des Technologies de l'information et de la communication devraient tous constituer des priorités en vue de nouveaux investissements. Il ne faudrait pas permettre au développement des ressources humaines d'être à la traîne. L'atelier a prévenu que la pandémie du VIH/sida devait être traitée comme une urgence, notamment dans la région d'Afrique australe.

Le Vice-Ministre sud-africain des affaires étrangères Aziz Pahad a déclaré, lors de l'atelier : " La TICAD indique que le monde développé se rend compte que nos destins sont liés et qu'on ne peut laisser quelques îlots de prospérité subsister dans un océan de pauvreté ".

Afrique orientale et du Nord - Nairobi (Kenya), 5-6 juin 2003

Les participants à Nairobi ont invité la TICAD III à se concentrer sur la consolidation de la paix en Afrique, sur l'amélioration de la gouvernance - y compris sur un rôle plus large pour la société civile- et sur la promotion de l'agriculture, qui a été mise en exergue en tant que principal moteur de la croissance sur le continent.

Les autres priorités avalisées par l'atelier comprennent l'appui au secteur privé, la construction de meilleures infrastructures nationales et régionales, le renforcement des ressources humaines, la mobilisation contre le VIH/sida et autres maladies infectieuses et l'amélioration de l'approvisionnement en eau. L'accent a été mis sur les Technologies de l'information et de la communication en tant que domaine privilégié d'une coopération entre l'Asie et l'Afrique.

L'appui au Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) a de nouveau été souligné en tant que principal thème pour Tokyo, dans la mesure où il s'efforce de promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l'homme, l'entreprise privée, l'accès aux marchés internationaux pour les produits africains et l'investissement dans les secteurs clefs.

Le Ministre Kenyan du plan et du développement, Peter Anyang Nyong'o, a déclaré à l'occasion de l'atelier : " Avec le soutien des divers partenaires, y compris le PNUD et le Japon, le programme de l'Afrique en matière de développement est passé du stade du débat à celui des feuilles de route et des plans d'action concrets".

Afrique de l'ouest et du centre - Yaoundé (Cameroun) 23-24 juin 2003

Quelque 200 délégués représentant des gouvernements, des organisations de la société civile ainsi que des organisations internationales ont assisté à la réunion de Yaoundé qui a duré deux jours. Ils ont débattu des priorités en matière de développement dans la région et ont mis l'accent sur le règlement des litiges et sur la paix, ainsi que sur le développement de l'infrastructure, parmi d'autres questions essentielles, en préparation à la TICAD III.

L'Administrateur associé du PNUD, Zéphirin Diabré, a exprimé sa reconnaissance au Gouvernement japonais pour son soutien à la promotion du développement en Afrique. Il a salué les liens entre les objectifs de la TICAD et du NEPAD, qu'il a décrits comme constituant une perspective de développement salutaire dans le cadre de la coopération Sud-Sud. L'accent a de nouveau été mis sur l'appropriation par l'Afrique de son processus de développement.

L'atelier de Yaoundé a également offert à des journalistes la possibilité de voir sur le terrain un secteur spécifique de développement auquel la TICAD apporte son aide. Le projet de Technologie de l'information à l'Université de Yaoundé est financé par la TICAD avec le PNUD en tant que principal facilitateur du développement, et est géré par le Programme CISCO " Networking Academy ".

Les étudiants peuvent désormais avoir rapidement accès à Internet grâce à la technologie sans fil, et le projet est de plus en plus reconnu comme étant le principal centre régional fournissant à l'Afrique de l'ouest et du centre une formation de haut niveau dans le domaine de la création de réseaux, de la conception de sites Web et de technologie en matière de bureautique.

Au Cameroun, l'initiative de la TICAD est centrée autour de trois thèmes principaux : faciliter la formulation d'une politique nationale en matière de Technologies de l'information et de la communication; renforcer les capacités humaines et institutionnelles en vue du développement; et fournir un appui au secteur privé aux fins de maximiser les possibilités offertes par ces technologies sur le plan commercial en vue d'une coopération Sud-Sud accrue. L'initiative s'est étendue également à d'autres pays, notamment à la Tanzanie, à la Zambie et au Nigéria. Elle vise globalement à combler le fossé numérique et à améliorer le cadre local aux fins du développement des Technologies de l'information et de la communication.

Les participants aux trois ateliers comprenaient des représentants des gouvernements africains, des institutions régionales et internationales et des organisations de la société civile, ainsi que bon nombre de délégués des secteurs tant public que privé.